Dumè Guidi : "Je pense qu'on n'a pas de tricheurs"

Invité de l'émission U Caffè hier sur SCB TV avec Jean Pruneta, Dumè Guidi a évoqué plusieurs sujets : sa grave blessure survenue cet été, qui le contraint à ne pas jouer jusqu'à la fin de la saison, sa prolongation de contrat et la situation sportive compliquée que traverse le Sporting. Le défenseur bastiais se dit reconnaissant envers le geste du club, qui a prolongé son contrat malgré sa blessure.

Dumè Guidi

"Quand il y a des périodes compliquées, il faut savoir faire le dos rond et travailler encore plus. Les joueurs, il faut une prise de conscience, savoir dans quel club on joue. Pour les supporters, je pense qu'il faut laisser les gens travailler. Il faut continuer à soutenir. Je sais que c'est une période compliquée mais je pense que le club en a connu des beaucoup plus compliquées. L'année dernière, on n'a pas fait un début de saison très bon, c'est la trêve de la Coupe du Monde qui nous a remis dans le droit chemin. C'est tout ce que je souhaite que la seconde partie de saison se passe bien. Il faut déjà bien finir la première partie de saison, on verra par la suite. Ca va passer par le travail et le soutien de nos supporters qui est primordial."

"Je pense qu'on n'a pas de tricheurs, on a un effectif de gentils garçons, peut-être un peu trop gentils aussi."

 

Sa grave blessure au genou et sa prolongation de contrat

Blessé au genou le 29 juillet en amical contre l'Hellas Vérone avant le début du championnat, Dumè Guidi est forfait jusqu'à la fin de saison. Son indisponibilité est estimée entre 9 mois et un an.

"J'ai tout eu, le tendon rotulien, le ménisque, les ligaments croisés. Si ça n'avait été que les ligaments, je me serais dit que c'est la blessure des footballeurs, la plupart des joueurs l'a eue. Là ce qui m'a mis un coup à la tête, c'est le tendon rotulien. Sur ma rééducation et ma reprise, ça me rajoute 3 mois. Mentalement je n'ai pas été au mieux les deux premiers mois. Après j'ai quand même été bien entouré. [...] J'ai sorti un peu la tête de l'eau."

"Moralement, le plus dur c'est de voir ses copains jouer au foot et de ne pas pouvoir aider ses coéquipiers à sortir la tête de l'eau. Le plus dur c'est de ne pas pouvoir aider et réagir avec eux dans les moments compliqués."

 

Pour autant, le défenseur bastiais a pu compter sur la confiance accordée par les dirigeants du Sporting. Initialement en fin de contrat en juin 2024, Dumè Guidi s'est vu en effet proposer une prolongation jusqu'en 2026.

"Dès la blessure, j'ai vu dans les paroles des dirigeants que je n'avais rien à craindre, que j'allais être prolongé. Mais je ne m'attendais pas à avoir 2 ans. Même si je suis un joueur du cru et que ma mentalité colle avec le club. Le fait d'avoir deux ans, ça montre qu'ils ont confiance en moi. Ca m'a fait énormément de bien ainsi qu'à ma famille. Le geste qu'a fait le club, le président, Jérome, je serai à jamais reconnaissant. Je pense que c'est l'un des seuls clubs qui est capable de faire un tel geste à son joueur. On ne le voit pas dans tous les clubs."

 

Son amour pour le SCB

"J'ai toujours dit que si je peux faire ma carrière au Sporting, je le ferais. Mon grand-père, ma mère, m'ont élevé dans le Sporting. On est aussi amis avec la famille de Claude Papi."

 

Son passage au centre de formation

"Avec le recul, je sais que je n'ai pas fait tous les efforts qu'il fallait (pour être conservé par le SCB). Pourtant j'ai côtoyé des gens incroyables comme Manu Giudicelli, Ghislain Printant, Benoît Tavenot, Mickaël D'Amore. Puis je suis allé dans un club extraordinaire, le club de Furiani de Philippe Ferroni, des gens incroyables qui ont su me faire confiance. Après (le GFCA) avec un coach comme Albert Cartier qui a su me mettre dans le bain, c'est ce qui m'a lancé. A partir de ce moment-là, j'ai compris ce qu'il fallait faire pour rester dans le haut niveau."

 

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